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Des gains mirobolants pour la FIFA. Et rien pour la population du pays organisateur. Nous disons stop!

Solidar exige de la FIFA qu'elle s'engage activement, à l'avenir, contre l'exploitation et pour le respect des droits humains lors de Coupes du monde de football.

Des conditions de travail équitables pour les ouvriers de la construction et autres employé-e-s
Les entreprises qui reçoivent des contrats de plusieurs millions pour construire les stades du Mondial doivent verser des salaires décents. En Afrique du Sud, beaucoup d'ouvriers et ouvrières ont peiné à nourrir leur famille, faute d'un revenu suffisant. Ce cas de figure risque de se répéter au Brésil, en Russie et au Qatar (organisateurs du Mondial en 2014, 2018, 2022).

Les droits humains doivent être respectés
Les quartiers pauvres ne doivent plus être démolis. En Afrique du Sud, des pauvres ont été déplacés pour des questions d'image. Cela ne doit plus se produire.

Pas de muselière pour les médias
La FIFA a tenté de restreindre la liberté de la presse en Afrique du Sud. Elle voulait interdire aux journalistes d'écrire des articles qui «nuisent à la réputation de la Coupe du monde». De telles pratiques sont inadmissibles.

Mondial 2010: tout pour la FIFA, rien pour la population
Une étude de Solidar sur l'impact du dernier Mondial parvient à des conclusions accablantes. Pour l'Afrique du Sud, la Coupe du monde a entraîné une perte nette de 20 milliards de rands (2,8 milliards de francs). De son côté, la FIFA a enregistré un gain de 3 milliards de francs. Elle avait auparavant obtenu du gouvernement sud-africain que ses gains, ainsi que ceux de ses partenaires, soient exemptés d'impôts.

Plus jamais ça!
Un scénario aussi noir risque de se répéter lors des trois prochains Mondiaux, qui se tiendront tous dans des pays marqués par de profondes inégalités: Brésil (2014), Russie (2018) et Qatar (2022). Solidar exige de la FIFA et de son président Sepp Blatter une attitude fair-play - y compris hors du terrain. La FIFA doit faire en sorte que la Coupe du monde ne profite pas uniquement à elle-même et aux grands consortiums de la construction, mais aussi à la population des pays organisateurs. Elle doit notamment veiller à ce que tout contrat, en particulier avec des entreprises de construction, oblige à respecter les droits humains, à garantir des conditions de travail décentes et à verser des salaires suffisants pour vivre.

Solidar s'engage pour un monde plus juste dans douze pays, où elle mène actuellement environ 50 projets. En Afrique du Sud, Solidar défend les droits des travailleurs et travailleuses, en collaboration avec des organisations syndicales et des oeuvres d'entraide. Les réseaux qui se tissent ainsi contribuent à promouvoir le droit du travail dans une douzaine d'autres pays d'Afrique.   Solidar a remis à la FIFA, le 8 juin 2010, 13'715 signatures à l'appui d'une pétition contre l'exploitation lors du Mondial de football... ... La FIFA n'avait cependant désigné personne pour prendre acte de son dépôt. 

Ce faisant, elle refuse une fois encore tout dialogue sur les droits humains.